Revue Année Européenne

Politiques des transports : Airbus à l'aube du troisème millénaire

Créé en 1970 par la France et l'Allemagne, Airbus Industrie, grâce à sa structure souple de groupement d'intérêt économique (GIE), a pu accueillir ultérieurement l’Espagnol CASA, puis le britannique British Aerospace et, enfin, l’italien Alenia avec l'A321. Aujourd'hui, numéro deux mondial derrière Boeing avec 30% du marché des avions civils, le consortium européen entend défendre et accroître ses parts de marché par une politique commerciale volontariste, notamment en Asie. Mais c'est sans doute dans la décision intervenue en janvier 1997 de transformer le GIE en une structure juridique plus “opérationnelle” que réside sa plus grande chance d'attirer de nouveaux partenaires.

Politique des transports : Toward a global liberalization of international aviation

Dans ce plaidoyer pour une libéralisation globale du transport aérien, Charles Hunnicutt passe en revue l'état actuel des accords "open-sky" entre les États-Unis et les principales régions du monde. L'Europe arrive en tête avec douze accords de ce type.

I would like to begin by noting that the principles that govern our international aviation policies govern our overall trade policy.

We believe strongly in free and fair trade, in creatingconditions for dynamic global competition, and in reducing and eliminating existing barriers to trade in goods and services.

We cannot reap the full benefits of free trade if we cannot transport people and goods freely.

Politique des tranports : Les enjeux des transports en Europe

Souvent en butte à l’incompréhension de ses partenaires au sein de l’Union européenne, la France serait-elle trop en avance dans sa conception des services publics de transport ? Pour le secrétaire d’État français aux Transports, le problème de l’Europe, c’est d’avoir été trop exclusivement conçue comme une zone de libre-échange et pas assez comme une “communauté de destin“. Aussi, et cela est vrai tout particulièrement dans le domaine des transports, ne suffit-il pas de procéder à la seule harmonisation technique ou à une libéralisation des marchés. L’harmonisation des règles sociales, la vocation particulière des services publics

L'Europe et l'Afrique : The United States takes a fresh look at Africa

Longtemps considéré comme relevant de la seule responsabilité des anciennes puissances coloniales, le continent africain suscite de plus en plus l’intérêt des investisseurs et du gouvernement américains. Même si l’Afrique, notamment francophone, demeure une terra incognita pour la majorité des Américains, les progrès réalisés en termes de démocratisation et la plus large part donnée au secteur privé jouent en faveur de certains pays africains. Ceux-ci devront toutefois accélérer leur intégration régionale et produire à meilleur coût s’ils veulent accéder au marché américain et convaincre les investisseurs privés de venir chez eux. Car, vue d’Amérique, l’Afrique reste trop instable et trop morcelée.

L'Europe et l'Afrique : La longue marche de la coopération euro-africaine

Confronté à la dure réalité des plans d'ajustement structurel, le continent africain doit pouvoir compter sur l'Europe pour l'aider à mener à bien ses objectifs de développement à long terme. Car une "croissance dans la régression" telle qu'elle lui est imposée aujourd'hui par les institutions de Bretton Woods, sans la mise en place de garde-fous sociaux, ne peut qu'accentuer l'instabilité et amener à des confrontations dramatiques pour l'Afrique comme pour l'Europe.

Après la passion faite de violence, d'aveuglement, de compromis et d'un brin de paternalisme intéressé, les relations qu'entretiennent aujourd'hui le Vieux Continent et le continent noir se sont peu à peu construites, formalisées puis humanisées pour faire place à une autre aventure empreinte de décalages et d'ambiguïté.

L'europe et l'Afrique : Pour une vision plus optimiste de l'Afrique

Reprenant la théorie des "trois" Afriques, le ministre français de la Coopération insiste sur la nécessité de sortir du catastrophisme ambiant, quand on évoque le continent africain, souvent dû, selon lui, à des amalgames hâtifs. Pour la France, comme pour l'Europe, l'Afrique doit être un impératif stratégique : afin de limiter l'instabilité et les crises, sources d'effroyables drames humains, mais aussi parce que le décollage économique en Afrique signifie des créations d'emploi sur le "vieux" continent.

Entretien avec Joao De Deus Pinheiro : Renégocier Lomé

La première Convention de Lomé régissant les relations entre la Communauté européenne et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a été signée en 1975 dans la capitale togolaise. Renégociée tous les cinq ans, cette convention qui a gardé son nom d’origine a vu le nombre de ses bénéficiaires s’accroître (77 pays ACP actuellement) et les préférences tarifaires qu’elle accorde entrer peu à peu en conflit avec les nouvelles règles du commerce international. Dans cet entretien, le commissaire européen chargé du développement et des relations avec les pays ACP, le Portugais João de Deus Pinheiro, pose comme fondement au nouveau partenariat que l’Union européenne entend développer avec les pays du Sud.

L'Europe centrale et orientale : The politics of oil routes

La décolonisation n’a pas fondamentalement changé les données géostratégiques pour les pays producteurs de pétrole. Elle a simplement déplacé le problème du contrôle des zones d’exploitation vers le contrôle des routes d’exportation. Si le Moyen-Orient et le golfe Persique sont aujourd’hui une Mare nostrum américaine, les récentes velléités russes sur le Caucase et la mer Caspienne considérés comme son "étranger proche" obéissent à la même logique et aux mêmes objectifs. Seule l’Europe, à cause de son manque d’unité et de vision à long terme, fait figure d’absent dans cette lutte d'influence pour le partage des voies de communication entre les deux Grands.

Who Shut the Gates of the Sea? - Book of Job

Syndiquer le contenu