Revue Année Européenne

L'opinion publique européenne en 1997 : l'Europe doit jouer un rôle plus important

Toujours en tête parmi les Européens les plus convaincus, les Irlandais, les Luxembourgeois et les Hollandais dépassent à une large majorité des pays comme la Suède, l'Autriche ou le Royaume-Uni, beaucoup plus sceptiques quant à leur appartenance à l'Union et aux bénéfices qu'elle peut leur apporter, ou l'Allemagne et la Finlande. En tendance longue (1992-1997), ce sont les Français qui conçoivent le mieux la double appartenance à leur pays et à l'Europe, ainsi que les Italiens et les Luxembourgeois.

Mieux expliquer le sens de l'Europe

L'information sur l'Europe telle qu'elle est pratiquée actuellement souffre d'un manque de sens et de mise en perspective. L'avènement de nouveaux outils d'information, et notamment Internet, peut pallier en partie ces lacunes à condition, toutefois, qu'un large public y ait accès. En France, des efforts particuliers ont été consentis par les pouvoirs publics pour permettre aux Parisiens mais aussi aux provinciaux de se connecter sur le web par l'intermédiaire du centre d'information "Sources d'Europe".

Union européenne : l'introuvable intérêt général ?

À partir d'une réflexion sémantique sur ce qu'est ou pourrait être l'intérêt général, en Europe, l'auteur, qui est chargée du département Études et Prospective à l'Institut de la décentralisation, nous livre les premières conclusions d'une petite enquête lancée au début de l'année auprès d'une centaine d'élus et de professionnels locaux concernant la manière dont ils perçoivent cette notion en dehors du cadre territorial de l'État nation.

Bilan du dialogue national pour l'Europe : essai sur l'identité européenne des Français

Destinée à préparer le sommet d'Amsterdam de juin 1997, la large consultation qui a eu lieu dans toutes les régions françaises d'octobre 1996 à mai 1997 avait pour but de cerner la manière dont les Français conçoivent leur identité au regard de la construction européenne. L'auteur — cosignataire avec l'ancien ministre de la Recherche Hubert Curien d'un rapport sur ce thème controversé — souligne les leçons de cette enquête parfois surprenante. Ainsi, s'il y a une forte demande des Français pour relier l'identité européenne à l'emploi et au social, les questions institutionnelles arrivent également en bonne place. Par ailleurs, au lieu que celles-ci soient perçues de façon "virtuelle", les Français demandent qu'on leur rende des comptes.

Réglementation européenne des OPA : le dilemme de la subsidiarité

En 1990, la Commission européenne avait proposé un projet de directive ambitieux pour abolir les obstacles aux prises de contrôle par voie d'OPA en Europe. Ce projet s'était heurté à l'opposition de trois États membres : l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Relancé lors de la dernière présidence française de l'Union, le nouveau projet de directive a été largement vidé de sa substance.

NTIC : Comment combler le retard européen ?

L'Europe ne peut pas se permettre de passer à côté de la révolution économique induite par les industries de l'information. Il lui faut d'urgence saisir cette opportunité. Bien que les États-Unis aient remarquablement réussi à tirer parti de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), il n'existe pas réellement de "modèle américain". Les exemples cités dans le document de synthèse publié ici par D. Nora* montrent que la même problématique peut être abordée de façon différenciée, dans différentes régions du monde. Par ailleurs, et même si cet aspect des choses est important, le sujet ne peut pas être ramené au problème du financement par capital-risque. Les industries de l'information ne prendront un réel essor que par une action conjointe.

Entretien avec Jean-François Molle : Pour être acceptés, les OGM doivent apporter un bénéfice réel aux consommateurs

Pour le directeur de la sécurité alimentaire chez Danone, rien ne permet aujourd'hui de remettre en cause les autorisations de mise sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM) : ni en ce qui concerne la sécurité du consommateur, ni en ce qui concerne celle du milieu naturel hormis pour le colza qui, d’ailleurs, n’a pas été autorisé. Cependant, la vigilance s'impose puisque le recul n'est que de quelques années. Même si l'étiquetage obligatoire prévu par Bruxelles n'est pas entièrement satisfaisant, il pourra au moins contribuer à apaiser les inquiétudes des consommateurs. Toutefois, le plus important reste la transparence et le débat et, surtout, des OGM avec des avantages tangibles pour le consommateur —sécurité, qualité, nutrition, voire prix — de ces nouvelles technologies.

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