Position

Publications signalant les prises de position du Groupe des Belles Feuilles ou de ses membres

L'Europe et les États-Unis : Deregulation : a key factor to sustained economic growth in the United States

Tirant les leçons d'un voyage d'études effectué aux États-Unis par le Groupe des Belles Feuilles, les auteurs nous proposent un diagnostic sur les raisons du "miracle économique américain" des six dernières années. À l'heure où l'Europe poursuit, non sans douleur, la dérégulation de ses marchés, l'expérience américaine montre que ce processus, s'il est conduit à temps et en profondeur, constitue une source incontestable de progrès permettant une croissance soutenue dans le contexte de la globalisation. Sur le front de l'emploi, l'expérience américaine montre aussi que la flexibilité du marché combinée avec une plus grande transparence est fondamentale pour réduire le chômage et créer des emplois qualifiés.

La non consomation des fonds structurels : l'exemple de la France

Prenant l'exemple du Fonds social européen (FSE), le plus ancien parmi les différents fonds structurels, et s’arrêtant sur le cas particulier de la France, l'auteur dénonce la sous-consommation inquiétante des crédits destinés à l'emploi. Ce phénomène, général en Europe, est particulièrement aigu dans l'Hexagone, où près de 30% des fonds structurels des objectifs 3 et 4 ne sont pas utilisés. Pour remédier à des dérives qui menacent un système de décision administratif déjà fermé sur lui-même, une réforme profonde des modes de gestion doit être envisagée afin d'éviter, notamment, que les États ne soient tentés d'utiliser ces fonds pour combler leurs trous de trésorerie, sans exclure une approche plus prospective.

Entretien avec Jean-Charles Leygues : "Réformer les fonds structurels : vers une plus grande responsabilité des partenaires locaux ?"

Représentant aujourd'hui plus du tiers du budget européen, les fonds structurels, même s'ils ont permis d'améliorer la cohésion économique et sociale dans les régions européennes les plus en retard ou en butte à des problèmes de reconversion, font l’objet de critiques remarquées. Exposant les grandes lignes de la réforme actuellement en cours de discussion pour la période 2000-2006, qui coïncidera avec les premiers élargissements à l'Est, Jean-Charles Leygues, directeur de la conception des politiques régionales à la Commission européenne, souligne les conséquences mécaniques de la rigueur budgétaire actuelle : dans la

Entretien avec Franz-Peter Basten : Immigration et application des accords de Schengen, un point de vue allemand

Rappelant que l'Allemagne a accueilli plus de 340 000 réfugiés de guerre bosniaques sur son territoire, Franz-Peter Basten, qui est député chrétien-démocrate (CDU) au Bundestag, conteste une quelconque xénophobie allemande. Il milite notamment pour qu'un double code de nationalité soit autorisé pour les jeunes Turcs nés en Allemagne qui ne peuvent pas devenir allemands à cause du droit du sang en vigueur.
Concernant la communautarisation du droit d'asile et d'immigration prévue par le traité d'Amsterdam, il prône une harmonisation préliminaire des législations des autres États membres sur le modèle allemand, beaucoup plus généreux, avant que son pays n'abandonne le principe du vote à l'unanimité sur ces questions.

Libre circulation des personnes et immigration : Comment concilier la libre circulation des personnes et la maîtrise des flux migratoires ?

La libre circulation des personnes compte parmi les libertés essentielles du marché unique. Mais avec le développement des flux migratoires s'est rapidement posé le problème du contrôle des frontières extérieures de l'Union. Les accords de Schengen, puis le traité de Maastricht et, enfin, le traité d'Amsterdam ont permis peu à peu d'intégrer les actions communes en matière de justice et d'affaires intérieures dans un cadre communautaire. En matière d'immigration, toutefois, la communautarisation est si difficile à mettre en œuvre qu'un retour au troisième pilier de Maastricht est prévu.

Réformer l'État : Les nouveaux soldats de la paix

À partir de son expérience en Bosnie, où il fut envoyé en mars 1994 à la tête d'une équipe d'experts en "affaires civiles", Xavier Guilhou, aujourd'hui directeur de la sûreté du Groupe Schneider, constate certaines déficiences françaises dans la mise en œuvre d'une stratégie de sortie de crise adaptée au contexte des Balkans, et propose d’en tirer quelques leçons. Contrairement aux "CIMIC" américains (Civilian-Military Cooperation) ou aux "Civil Affairs" britanniques, la France ne parvient pas à gérer — politiquement — les retombées qu'elle serait en droit d'attendre de ses interventions sur le terrain.

Réformer l'État : Paul Delouvrier et l'avenir de l'action publique

À l'heure où l'action publique est en pleine crise, un certain nombre de "décideurs" français se mobilisent en mémoire de l'action menée par Paul Delouvrier au service de l'État. Ils ont voulu pérenniser la pensée et le modèle d'action publique de l'ancien collaborateur du général de Gaulle, et grand ami de Jean Monnet, en créant un institut Paul-Delouvrier.

Réformer l'État : L'Europe menace-t-elle la dignité de la France ?

Le syndrome de la Grande Nation, dont la France semble le plus souffrir parmi les États membres du fait de son histoire, est aujourd'hui battu en brèche par la dynamique européenne. Au lieu de se lamenter, les responsables français — grands corps de l'État en tête — feraient mieux d'admettre une fois pour toutes que, loin de détruire les États nations, l'émulation entre pays entraînée par la construction européenne est au contraire la garantie du maintien de leur diversité, elle-même à la source de l'identité européenne.

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