L'Europe centrale et orientale : La Biélorussie, plus européenne, qu'asiatique

La perception que l'Occident a de la Biélorussie serait-elle tronquée ? Les élections présidentielles de 1994 ont porté au pouvoir Alexandre Loukachenku, réputé pour avoir mis en place un régime autoritaire, expliquent sans doute la vision négative que cette ex-République soviétique suscite, notamment en Europe, notamment en Allemagne. Pourtant, dans les sondages, les Biélorusses se révèlent plus pro-européens, et plutôt moins anti-libéraux, que leurs "frères" russes ou ukrainiens.

Que ce soit pendant la période de la perestroïka ou durant les années qui ont suivi, la Biélorussie a été la grande oubliée dans tous les travaux de recherche consacrés à la Russie et aux autres républiques d'URSS/CEI.

L'Europe centrale et orientale : La Pologne et l'Europe, desserrer l'étau de l'histoire et de la géographie

Vue de Pologne, l'Union européenne apparaît soit "idéalisée", soit au contraire "diabolisée". Découlant de l’espoir, voire de l’attente, d’une "réparation" des préjudices historiques subis par ce pays, dont le seul tort est d'avoir été pris dans un étau géographique entre la Russie et l'Allemagne, l’idée que la Pologne devrait adhérer à l’Union européenne est souvent le fruit d’un miroir déformant. Pour l'auteur, qui est vice-président de la Commission chargée du Traité européen à la Diète polonaise, une telle attitude risque de conduire à une impasse.

L'Allemagne : Les alliances industrielles européenne au service de la compétitivité du "vieux" continent

Premier employeur industriel en Europe avec 290 unités de production réparties sur tout le territoire européen et plus de 280 000 salariés, le groupe Siemens considère l'ensemble de l'Europe comme son marché domestique. Son président, Heinrich von Pierer, décline ici les avantages d'une coopération industrielle européenne comme avec Framatome dans le domaine de l'énergie nucléaire ou avec Thomson. Toutefois, dans certains cas, ces alliances peuvent être étendues aux États-Unis ou au Japon. Même si, à l'avenir, l'euro devrait permettre de consolider un grand marché intérieur encore fragmenté, il reviendra à la Commission européenne d’approfondir sa politique de contrôle.

L'Allemagne : La réforme économique et sociale en Allemagne

Pour retrouver la croissance et le plein emploi, l’Allemagne a besoin de réformes en profondeur. Même si ses atouts sont multiples, elle souffre d’un manque de vision à long terme lui permettant de saisir toutes les opportunités de la globalisation des marchés. La proposition du SPD, telle qu’elle est exprimée par la voix de l’un des conseillers d’Oskar Lafontaine, est donc de mettre en place une double stratégie fondée à la fois sur la relance de l’offre et de la demande au lieu de se cantonner à réduire les dépenses budgétaires, comme le fait actuellement le gouvernement sous couvert pour l’Allemagne d’arriver à remplir les critères de Maastricht. Pour réussir, cette stratégie devra faire une large place à l’initiative privée.

L'Allemagne : L'après Kohl ?

La candidature-surprise du chancelier Kohl à sa propre succession aux élections législatives de 1998 ne règle pas pour autant la crise économique profonde que traverse actuellement l’Allemagne. À force de compromis, de subventions et d’aides d’État, l’économie allemande est devenue une "spirale de revendications" où "les citoyens sont assistés mais néanmoins insatisfaits". Ce diagnostic, plutôt sévère de la part d’un membre issu du sérail de la CDU, passe en revue les principaux maux politiques dont souffrirait notre voisin.

Entretien avec Alexandre Lebed : La Russie et la sécurité européenne

De tous les candidats potentiels à la "succession" de Boris Eltsine à la tête de la Russie, Alexandre Lebed est aujourd'hui l'un des plus populaires pour avoir réussi à prévenir le conflit avec la Moldavie et à négocier la paix en Tchétchénie. Isolé par le pouvoir en place, le général Lebed, en accordant des entretiens à la presse occidentale, cherche à persuader la communauté internationale, inquiète devant le risque d'une dérive autoritaire du pouvoir en Russie, qu'il a la stature d'un homme d'État et constitue, le cas échéant, un "recours" pour mettre un terme aux maux actuels de la Russie.

Diplomatie et sécurité européenne : La quadrature du cercle atlantique, bâtir Vienne éviter Versailles

Le débat sur l'élargissement de l'OTAN a suscité nombre de controverses. Peu à peu, entre Moscou et Washington, un climat de "paix froide" s'est instauré ; tandis qu'à l'Est ce débat engendrait frustrations et jalousies. En accroissant la sécurité de quelques-uns, ne risque-t-on pas en effet d'augmenter l'insécurité de tous? Telle est la quadrature du cercle que la Charte russo-atlantique est censée résoudre. Au cœur de ce débat, on retrouve le statut et le rôle de la Russie en Europe. Bien que les Européens aient été longtemps absents des négociations, leur responsabilité reste entière puisque l'enjeu est de bâtir un système de sécurité collective efficace et cohérent en Europe. Or, celui-ci ne se fera pas sans ou contre les Russes. Écarter Moscou, c'est risquer un nouveau traité de Versailles. Une hypothèse que les Européens n'ont pas le droit d'envisager.

Diplomatie et sécurité européenne : L'invention de la diplomatie européenne

Au moment où l’Union européenne s’efforce de donner un sens et une réalité à une politique extérieure et de sécurité commune (PESC), il n’est pas inutile de se remémorer les origines de la diplomatie européenne. Le terme "diplomatie", ou "art de la négociation", n’est apparu qu’au XVIIIe siècle. Il englobe les conceptions juridiques ainsi que les pratiques politiques que les Européens ont en commun. Au temps des Princes, comme à celui de l’émergence des États nations, le souci fut toujours de préserver un équilibre fait d’alliances successives entre les puissances afin d’aboutir à la paix et d’éviter la guerre.

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