Entretien avec Daniel Rahier : La pharmacie et l'alimentation, prochaines étapes pour les OGM après l'agriculture

Après avoir fait l'objet d'un long apprentissage ayant permis d'améliorer les semences et d'accroître les rendements agricoles, les biotechnologies ont désormais un rôle à jouer dans la pharmacie et l'alimentation. Pour le directeur des relations extérieures de Monsanto France, le développement des produits dits de "seconde génération" dépend toutefois d'une meilleure acceptation des OGM par les consommateurs européens. Prenant acte du fait que la décision de Monsanto de commercialiser ces produits sur le modèle américain était inappropriée, il regrette par ailleurs que le débat ait été biaisé de ce côté-ci de l'Atlantique avec des arguments jouant sur la peur.

Entretien avec Pierre-Étienne Bost : L'industrie européenne a besoin d'être remise dans la course !

Regrettant les "maladresses" qui ont prévalu lors de l'introduction des plantes transgéniques, notamment l'insistance sur la résistance aux herbicides et l'utilisation d'un gène de résistance à un antibiotique, Pierre-Étienne Bost défend ici le point de vue du chercheur, sans négliger celui du consommateur ou de l'utilisateur. Pour que l'Europe puisse combler son retard par rapport aux États-Unis en matière d'OGM, il préconise une meilleure intégration des efforts de recherche ainsi qu'une harmonisation des réglementations.

Groupe des BELLES FEUILLES : Pourquoi faut-il des biotechnologies agro-alimentaires et quel est leur intérêt ?

Entretien avec Yves Cochet : Respecter le principe de précaution

Partisan avant tout de respecter le principe de précaution, c'est-à-dire de ne pas diffuser massivement et à grande échelle les biotechnologies alimentaires avant que des études dans la durée aient été menées par des équipes de scientifiques indépendants, le député vert Yves Cochet préconise le développement de l'agriculture biologique comme une alternative sur les marchés agricoles.

Groupe des BELLES FEUILLES : Quels sont, de votre point de vue, les bienfaits et les risques des biotechnologies alimentaires ?

Entretien avec Alain Pompidou : Comment mieux éclairer le débat politique ?

Pour le président du STOA (Science & Technologies Options Assessments), instance européenne regroupant huit offices parlementaires nationaux, qui est aussi député européen, le débat autour des biotechnologies a eu tendance à être "diabolisé".

Groupe des BELLES FEUILLES : Êtes-vous satisfait de la directive que le Parlement européen a adoptée en vue de la protection juridique des inventions biotechnologiques ?

Entretien avec Corinne Lepage : Un défi majeur pour la démocratie

Face aux enjeux économiques considérables que représentent les biotechnologies alimentaires, l'ancien ministre de l'Environnement s'inquiète de la faiblesse des États pour lutter contre ce qui apparaît aujourd'hui comme l'instauration d'un marché oligopolistique de la part de quelques grandes firmes, essentiellement américaines. Émaillant son propos d'exemples vécus, elle prône l'interdiction de toute publicité tant que le débat sur les OGM n'aura pas été tranché démocratiquement, et l'instauration d'un contreseing ministériel obligatoire.

Groupe des BELLES FEUILLES : Quel bilan faites-vous de l'apport actuel des biotechnologies agro-alimentaires ?

Entretien avec Emma Bonino : Les OGM approuvés en Europe ne font pas courir de risques aux consommateurs

Groupe des BELLES FEUILLES : La décision de la Commission européenne d'autoriser la mise sur le marché du maïs et du soja génétiques fabriqués aux États-Unis a suscité de nombreuses réactions. Des États membres comme l'Autriche, le Luxembourg ou l'Italie ont refusé de commercialiser ces produits chez eux. Où en est-on aujourd'hui ? Combien de produits génétiquement modifiés ont-ils été autorisés et quels sont ceux susceptibles de l'être ?

Entretien avec Brian Crowley : La résolution du parlement européen sur les aspects sociaux du logement, une première étape vers une prise de conscience au niveau européen

Le Parlement européen s’est prononcé, en mai dernier, sur la mise en œuvre d’une politique européenne du logement et sur la définition du droit au logement au niveau européen. Après les résolutions de 1987, 1988, 1990 et 1996, le projet de résolution sur les aspects sociaux du logement a été adopté à la veille du Conseil européen d’Amsterdam qui, toutefois, a préféré faire la sourde oreille. Ni la reconnaissance du droit au logement comme droit fondamental des citoyens de l’Union, ni la mobilisation des réserves du programme CECA pour le financement de la construction et de la réhabilitation de logements en faveur des exclus n'ont été retenues.

Le logement social dans l'Union européenne : une mutation en cours

Issues de la période des trente glorieuses, les interventions massives en matière de logement visant à réduire la pénurie par la création d'un parc social hors marché et à faible loyer sont aujourd'hui caduques. À la place, la "révolution libérale" des années 80 a réinstauré le marché comme régulateur, les pouvoirs publics se contentant d'intervenir —le plus souvent localement — pour corriger les dysfonctionnements. Cette mutation s'est traduite par une restructuration des secteurs locatifs sociaux un peu partout en Europe sans que, pour autant, aucune aide européenne n’ait, pour l'instant, vraiment été envisagée.

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