Industries de la communication : L'avenir de l'industrie spatiale en Europe et dans le monde

Après une course aux débouchés qui lui a permis de rattraper son retard, l'industrie spatiale européenne est aujourd'hui en avance dans un certain nombre de domaines clés malgré les subventions dont bénéficient les constructeurs américains. À un moment où la frontière entre télécommunications, informatique et audiovisuel s’estompe, un soutien sans faille de la part de Bruxelles est plus que jamais nécessaire.

Le secteur de l’espace se caractérise aujourd’hui par l’apparition de nouveaux acteurs et par une évolution générale du contexte socio-économique.

Dans les années 70, les vols habités perdent progressivement de l’importance au bénéfice de l’utilisation pratique de l’espace, de plus en plus à des fins civiles. Puis, dans la décennie 80, la mobilité augmente  : échanges, cultures, modes, information, capitaux circulent avec vélocité autour de la planète,étrennant véritablement la "mondialisation". Les réseaux de communication terrestres ont du mal à suivre. L’âge d’or du satellite commence, car il est le seul système de communication qui permette de relier l’ensemble des zones habitées de la terre à des conditions économiques acceptables.

La recherche de débouchés

L’Europe est entrée dans la course à l’espace avec un certain retard et s’est orientée très rapidement vers la coopération, d’abord à travers deux organisations créées pour assurer la mise au point d’un lanceur européen (ELDO) et pour construire des satellites scientifiques (ESRO), puis, à partir de 1973, avec la création de l’Agence spatiale européenne (ASE).

Outre l’acquisition d’une capacité de lancement indépendante des États-Unis et de la Russie, à travers le projet Ariane, les premiers programmes de l’ASE se concentrent sur des secteurs offrant de réels débouchés en termes de marchés  : télécommunications fixes et maritimes, télévision, observation et télédétection, météorologie.

Une fois les différents processus industriels mis en marche, la mise en œuvre et l’exploitation des systèmes opérationnels sont confiées à des structures créées spécialement à cette fin. C’est ainsi que la société Arianespace se voit chargée de la commercialisation du lanceur Ariane, les organisations Eutelsat et Inmarsat (créées en 1977 et 1979 sur le modèle de l’organisation Intelsat) prennent respectivement la responsabilité d’exploiter les satellites de télécommunications fixes en Europe et maritimes à l’échelon mondial, tandis qu’Eumetsat (fondée en 1986) gère les satellites météorologiques "Météosat".

Cette politique industrielle volontariste, dans laquelle la France a joué un rôle essentiel, s’est révélée très positive. Le lanceur Ariane est une incontestable réussite de l’industrie européenne dans un domaine de très haute technologie, à tel point qu’Arianespace occupe la première place au classement mondial pour les lancements de satellites. Quant aux satellites exploités par Eutelsat, ils ont permis de mettre en application plusieurs technologies d’avenir mises au point en Europe. Tout d’abord, le recours à la bande de fréquence dite "Ku", qui permet d’utiliser de petites antennes au sol pour recevoir des services par satellite (télécommunications d’entreprise, télévision). Ensuite, la stabilisation des satellites selon trois axes, qui avait été utilisée pour la première fois en 1974 dans le cadre du programme franco-allemand "Symphonie". Enfin, la technologie numérique d’accès multiple par répartition dans le temps (AMRT), mise au point par le Centrenational d’études de télécommunications (CNET).

Il faut ajouter que c’est la fourniture à Eutelsat de cinq satellites de télécommunications (la génération "ECS", plus connue sous le nom de "Eutelsat I") qui a permis à l’industrie spatiale européenne de maîtriser la fabrication en série de tels satellites, condition sine qua non d’un accès ultérieur au marché mondial dans des conditions de compétitivité acceptables. L’Europe se donnait ainsi les moyens d’entamer le monopole américain sur la fourniture de satellites au monde occidental.

Appels d'offres internationaux

Ce savoir-faire de l’industrie spatiale européenne s’est trouvé confirmé au cours des quinze dernières années. En effet, alors que les satellites Eutelsat I avaient été construits par un consortium placé sous l’égide de British Aerospace, la fourniture des nouvelles générations de satellites Eutelsat a fait l’objet d’appels d’offres internationaux tant au début des années 80 (génération Eutelsat II) qu’au milieu des années 90 (satellites de télévision "Hot Bird" et de télécommunications "W"). Or, tous ces appels d’offres internationaux ont été remportés par l’industrie européenne. C’est ainsi qu’un consortium dirigé par Aérospatiale a fourni six satellites Eutelsat II, et que quatre satellites Hot Bird ont été commandés à un autre consortium dirigé par Matra Marconi Space. Aérospatiale, associé à Dasa et à d’autres partenaires, a pour sa part remporté la fourniture de trois satellites "W".

Cela démontre qu’il est important pour l’Europe de continuer à entretenir un climat de concurrence industrielle. Ainsi, les clients peuvent bénéficier de prix raisonnables, tandis que l’industrie européenne peut se défendre par rapport aux constructeurs américains. Ces derniers bénéficient cependant depuis de nombreuses années de subventions provenant des programmes militaires, ce qui constitue un important avantage concurrentiel.

Eutelsat ne s’est pas contentée de conclure d’importants contrats auprès de l’industrie ouest-européenne. L’organisation a également innové en suscitant pour la première fois un partenariat entre cette même industrie et un constructeur russe de satellites, la société NPO-PM de Krasnoïarsk (Sibérie), pour la fourniture d’un satellite de télécommunications qui sera lancé en 1998, avec un lanceur russe PROTON. Appelé "SESAT" (pour Sibérie-Europe SATellite), ce satellite desservira les nouveaux marchés de la Sibérie et de l’Asie centrale. La plate-forme sera construite par NPO-PM, dont l’expérience en la matière est considérable (plus de 800 satellites fournis à l’époque de l’URSS). La charge utile de SESAT est fabriquée par Alcatel-Espace à Toulouse.

Depuis sa création, Eutelsat a donc commandé à l’industrie européenne un total de 19 satellites, représentant plus de 1,2 milliard d’écus. L’organisation est également un client important d’Arianespace, avec 15 lancements déjà effectués ou prévus d’ici à 1999.

Le marché de la télévision

L’industrie spatiale européenne a également fourni un nombre non négligeable de satellites à des pays tels que l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie et la Turquie pour leurs programmes nationaux. Cependant, l’avenir de ces programmes sera sans doute remis en question, car le principal marché visé (la télévision) est en réalité un marché régional, mieux desservi par des systèmes à couverture européenne. Ainsi, les programmes satellitaires nationaux allemand et français ne seront pas poursuivis sous cette forme.

Mieux vaut, en effet, un système géré en commun, à coûts et à bénéfices partagés, avec un nombre significatif de satellites en orbite permettant d’assurer un haut degré de fiabilité et de continuité de service, ainsi qu’une couverture unique de l’ensemble géographique euro-méditerranéen. L’accroissement de la taille des satellites, qui offrent un nombre accru de canaux, et l’avènement de la technologie numérique, qui permet d’offrir une capacité plus importante à un coût moindre, renforcent l’intérêt des regroupements régionaux. Cela explique le succès du système Eutelsat.

Cette approche correspond également à la demande des téléspectateurs européens, avides d’un vaste choix de programmes en plusieurs langues, et désireux, lorsqu’ils sont expatriés ou appartiennent à des minorités nationales, de disposer de chaînes leur permettant de rester en contact avec leur langue et leur culture d’origine. La diversité européenne se reflète ainsi dans son paysage audio-visuel par satellite. Par ailleurs, les entreprises clientes des services de télécommunications disposent par là d’un seul et même réseau apte à relier leur siège social de Paris ou de Londres à leurs succursales de Stockholm, Lisbonne ou Moscou.

Il convient de souligner également qu’Eutelsat continue d’assurer des débouchés aux technologies spatiales mises au point sous l’égide de l’ASE, et joue un rôle très actif dans le développement de la télévision numérique.

C’est ainsi que deux satellites de télévision de la série Hot Bird, qui seront lancés fin 1997 et en 1998, seront équipés d’une charge utile spéciale appelée "Skyplex", permettant le multiplexage à bord de programmes de TV numérique transmis depuis des points géographiques différents, pour retransmission directe vers les antennes de réception individuelles des téléspectateurs. Le dispositif Skyplex évite donc aux radiodiffuseurs d’avoir recours à une plate-forme terrestre de multiplexage,ce qui permet à la fois une simplification opérationnelle et un abaissement des coûts d’exploitation. Ainsi, de petites entités de production/diffusion peuvent accéder aux avantages de la diffusion satellitaire. C’est un domaine où l’Europe est tout à fait à la pointe de l’innovation technologique.

Second exemple, les systèmes fondés sur la technologie de l’accès multiple par assignation à la demande (AMAD, ou "DAMA" en anglais), mise au point avec l’aide de l’Agence spatiale européenne, et qui permettent d’offrir une large gamme de services de télécommunications portables ou transportables.

Dans le domaine de la télévision numérique, Eutelsat est activement impliquée dans le travail du DVB (Digital Video Broadcasting) depuis la création de ce groupe en 1993, et a contribué à la normalisation par l’Institut européen des normes de télécommunications (ETSI) des spécifications mises au point par le DVB. L’adoption de la norme DVB/MPEG2 pour la télévision numérique constitue un brillant succès européen et ouvre de nouveaux horizons à l’ensemble du secteur de la diffusion audiovisuelle. L’impact de cette norme, qui conduit à une baisse des coûts des équipements de réception pour le grand public, sera considérable pour les nombreux nouveaux services (multimédia, Internet par satellite, etc.) qui sont déjà ou vont bientôt être proposés sur le marché.

S’agissant des équipements de réception, Eutelsat a également pris plusieurs initiatives. D’une part, la promotion des antennes bisources, qui permettent de recevoir de façon simple et économique des programmes émis à partir de deux positions orbitales voisines. D’autre part, et en association avec tous les fabricants de récepteurs de télévision par satellite, la mise au point d’une nouvelle norme pour les protocoles de commutation, afin de permettre l’utilisation par les particuliers des pré-amplificateurs "universels", c’est-à-dire aptes à recevoir des signaux émis dans tout le spectre des fréquences utilisées par le système Hot Bird à 13 degrés est. Baptisés "DiSeqC" ("Digital Satellite Equipment Control"), ces commutateurs intelligents renforcent considérablement la souplesse et la convivialité des équipements de réception de TV numérique. Largement adopté par l’industrie, DiSeqC est en cours de normalisation par les instances compétentes telles que l’ETSI et l’IEC (International Electrotechnical Committee).

L'irruption de nouveaux acteurs

L’industrie spatiale se trouve aujourd’hui à un tournant. D’une part, on assiste depuis quelques années à la mise au point de nouveaux systèmes satellitaires qui visent principalement les marchés de la télévision directe (DirecTV aux États-Unis) et des communications mobiles (système Iridium, par exemple, qui fait appel à une constellation de satellites en orbite basse). On parle également beaucoup de l’irruption du multimédia dans le domaine spatial. Or, le multimédia par satellite, c’est-à-dire l’échange de signaux numériques (voix, données, vidéo, etc.) en mode interactif, a été fourni par Eutelsat depuis sa création avec le système multiservice par satellite (SMS). D’autre part, ce secteur industriel se concentre et voit apparaître de nouveaux acteurs provenant d’autres pays (Japon, Inde, Corée du Sud).

En ce qui concerne les projets en orbite basse, leur économie est soumise à des contraintes difficiles. Le contrôle et l’exploitation simultanés de plusieurs dizaines (voire plusieurs centaines) de satellites sont fort complexes et délicats, et le prix envisagé pour la minute de communication pourrait être élevé par rapport au revenu moyen des zones géographiques visées. De plus, les débris des satellites parvenus en fin de vie pourraient, si rien n’est fait, polluer l’espace jusqu’à quelques centaines de kilomètres d’altitude, aggravant un problème dont on commence seulement à prendre conscience. L’heure de vérité interviendra l’année prochaine avec la mise en service des deux premières constellations en orbite basse, Globalstar et Iridium. Pour ces projets, les solutions faisant appel à des satellites géostationnaires présentent de nombreux avantages  : ils sont techniquement et conceptuellement simples, et techniquement éprouvés depuis plus de trois décennies. Ils sont également économiques tant du point de vue des investisseurs que des clients, et ne contribuent pas à l’augmentation du volume de débris en orbite basse. En équipant les satellites géostationnaires d’antennes de grandes dimensions, il devient possible de communiquer directement avec des terminaux portables. On retrouve ainsi le principal avantage des systèmes en orbite basse, sans leur complexité.

Les phénomènes de concentration, d’abord apparus aux États-Unis, sont également à l’œuvre en Europe. C’est ainsi que, afin d’éviter une coûteuse duplication de leurs frais de recherche-développement (qui représentent environ 50 millions de dollars par an), Aérospatiale et DASA ont décidé de regrouper cette partie de leurs activités dans une société commune appelée "European Satellite Industries". De leur côté, Matra, Marconi (Royaume-Uni) et la branche spatiale de British Aerospace ont été réunis.

L’évolution actuelle de l’industrie spatiale se caractérise aussi par une tendance, pour les constructeurs de satellites, à devenir eux-mêmes des opérateurs. Lancé aux États-Unis, ce mouvement d’intégration verticale commence à se manifester en Europe. Cette tendance, combinée à la privatisation progressive de la plupart des opérateurs de télécommunications en Europe, pourrait déboucher sur une concurrence généralisée dans la fourniture de services satellitaires, notamment entre industriels et leurs clients opérateurs, suscitant des conflits d’intérêts importants.

La récente initiative des commissaires européens Edith Cresson et Martin Bangemann, proposant l’adoption d’un plan d’action d’urgence pour les communications par satellite dans la société de l’information en Europe, montre que les instances de Bruxelles sont bien conscientes de l’importance que revêt un soutien sans faille à l’industrie spatiale européenne. Les directives spécifiques adoptées ces dernières années par la Commission européenne ont déjà joué un rôle essentiel dans la croissance du secteur des télécommunications en Europe de l’Ouest, mais il est important que ces textes soient mis en application à travers l’ensemble du continent et notamment dans les pays qui ont signé des accords d’association avec l’Union ou s’apprêtent à le faire.

Le Plan d’action, quant à lui, vise trois objectifs principaux, à savoir l’achèvement du marché intérieur de l’Union pour l’industrie des équipements et des services de communications par satellite  ; l’amélioration de la coordination entre les acteurs afin de renforcer la position européenne dans les enceintes internationales et sur les marchés mondiaux  ; enfin, le renforcement de l’orientation vers les marchés de la recherche-développement dans le secteur des communications par satellite.

Encombrement croissant des bandes de fréquence

En dehors des aspects industriels et réglementaires, l’Europe doit également faire preuve de la plus grande vigilance dans un domaine crucial pour l’ensemble des applications spatiales  : celui des ressources naturelles nécessaires à ces activités, c’est-à-dire les fréquences radio-électriques et les positions orbitales.

Au-dessus de régions comme l’Amérique, l’Europe et l’Asie du Sud-Est, le nombre des satellites en service et projetés ne cesse de se multiplier. Cela aboutit à un encombrement croissant des bandes de fréquence disponibles (et augmente donc les problèmes de brouillage) et de l’orbite géostationnaire. À cet égard, les systèmes régionaux sont plus efficaces du point de vue de l’utilisation des ressources naturelles rares que sont le spectre des fréquences et les positions orbitales, puisqu’ils permettent de répondre aux besoins de plusieurs dizaines de pays avec un petit nombre de satellites. La situation est compliquée par le fait que certains États notifient à l’Union internationale des télécommunications (UIT) leur intention de réaliser des systèmes satellitaires, mais en pratique ne le font pas. Cela aboutit à bloquer pendant des années certaines de ces ressources naturelles, au détriment d’entités qui en auraient grand besoin pour exploiter des systèmes réels. Cette question est à l’ordre du jour de la prochaine Conférence mondiale des radiocommunications de l’UIT, qui se tiendra cet automne à Genève.

De la même manière, les possibilités offertes par la bande de fréquence dite "Ka" (20/30 GHz) aiguisent bien des appétits. Cette bande, encore peu utilisée aujourd’hui, permettrait un développement considérable des services satellitaires dans l’avenir, notamment pour la fourniture de services interactifs et/ou à large bande, c’est-à-dire toutes les applications de type multimédia, Internet, etc. Les États-Unis ont décidé d’utiliser la bande Ka en raison de la saturation des bandes C et Ku au-dessus du territoire américain. L’Europe devra donc veiller à préserver ses droits légitimes sur une partie de la bande Ka.

Au début des années 80, l’accès aux systèmes satellitaires restait pour l’essentiel contrôlé par des entités émanant de la puissance publique. Depuis une quinzaine d’années, de nouveaux acteurs issus d’autres secteurs de la société deviennent opérateurs de leurs satellites. De plus, le recours accru aux techniques numériques rend désormais très floue la distinction entre télécommunications, informatique et audiovisuel.

Aujourd’hui, l’accès à certains types de services est libre en réception (notamment la télévision) et se libéralise rapidement en transmission. Un nombre croissant d’entreprises disposent de leurs propres réseaux de télécommunications par satellite, dont la mise en place n’est soumise qu’au respect d’un cahier des charges technique. Demain, ce seront les particuliers qui bénéficieront à leur tour de cette liberté, leurs téléphones portables communiquant directement avec des satellites. Le recours au satellite permettra également, pour l’accès à Internet, d’accélérer de façon considérable les temps de réponse actuellement excessifs.

Vers des systèmes publics mondiaux

Le développement rapide des activités liées à l’espace va accroître l’importance des débouchés industriels pour tout ce qui concerne l’équipement au sol. On estime ainsi que le chiffre d’affaires mondial de ce secteur représentera en 2006 la somme de 170 milliards de dollars, soit plus de la moitié du chiffre d’affaires des services satellitaires eux-mêmes. À la même date, l’ensemble du secteur des communications spatiales (lanceurs, satellites, contrôle en orbite, services proposés, équipement au sol) devrait peser plus de 600 milliards de dollars.

Cette évolution des activités spatiales, qui touchera essentiellement les télécommunications, l’audiovisuel et le multimédia, ne doit pas faire ignorer d’autres éléments. Ainsi, les pressions croissantes sur l’environnement, le climat, l’occupation des terres émergées, la navigation aérienne et l’exploitation des ressources maritimes, vont nécessiter la mise en place, à l’échelon planétaire, de systèmes de gestion, de contrôle et d’aide à la décision. De tels systèmes feront très largement appel à des moyens spatiaux, seule manière d’obtenir une vue d’ensemble cohérente. Outre les débouchés importants ainsi fournis à l’industrie spatiale, ces systèmes ont vocation à constituer de véritables systèmes publics mondiaux, au service de l’intérêt collectif.

L’ensemble de ces nouvelles activités et l’augmentation régulière du nombre d’entreprises et de particuliers reliés directement à des systèmes satellitaires vont assurer de très importants débouchés à toutes les branches de l’industrie spatiale. Celle-ci et quelques autres secteurs — télécommunications, informatique, audiovisuel, aéronautique, biotechnologies, dépollution, énergies renouvelables — seront les "locomotives" du progrès économique au siècle prochain. D’ores et déjà, des dizaines de milliers de personnes travaillent dans de tels domaines d'activités. Demain, ceux-ci seront certainement en mesure de proposer un grand nombre d’emplois nouveaux.

Publié dans la revue l'Année Européenne 1997, dans le dossier Industries de la communication