The “Groupe des Belles Feuilles” (or GBF) is a 20-year old, non-partisan and not-for-profit association of young professionals and students seeking to better understand the state of the European Union and its future. » More

L'Allemagne : Les alliances industrielles européenne au service de la compétitivité du "vieux" continent

Premier employeur industriel en Europe avec 290 unités de production réparties sur tout le territoire européen et plus de 280 000 salariés, le groupe Siemens considère l'ensemble de l'Europe comme son marché domestique. Son président, Heinrich von Pierer, décline ici les avantages d'une coopération industrielle européenne comme avec Framatome dans le domaine de l'énergie nucléaire ou avec Thomson. Toutefois, dans certains cas, ces alliances peuvent être étendues aux États-Unis ou au Japon. Même si, à l'avenir, l'euro devrait permettre de consolider un grand marché intérieur encore fragmenté, il reviendra à la Commission européenne d’approfondir sa politique de contrôle.

L'Allemagne : La réforme économique et sociale en Allemagne

Pour retrouver la croissance et le plein emploi, l’Allemagne a besoin de réformes en profondeur. Même si ses atouts sont multiples, elle souffre d’un manque de vision à long terme lui permettant de saisir toutes les opportunités de la globalisation des marchés. La proposition du SPD, telle qu’elle est exprimée par la voix de l’un des conseillers d’Oskar Lafontaine, est donc de mettre en place une double stratégie fondée à la fois sur la relance de l’offre et de la demande au lieu de se cantonner à réduire les dépenses budgétaires, comme le fait actuellement le gouvernement sous couvert pour l’Allemagne d’arriver à remplir les critères de Maastricht. Pour réussir, cette stratégie devra faire une large place à l’initiative privée.

L'Allemagne : L'après Kohl ?

La candidature-surprise du chancelier Kohl à sa propre succession aux élections législatives de 1998 ne règle pas pour autant la crise économique profonde que traverse actuellement l’Allemagne. À force de compromis, de subventions et d’aides d’État, l’économie allemande est devenue une "spirale de revendications" où "les citoyens sont assistés mais néanmoins insatisfaits". Ce diagnostic, plutôt sévère de la part d’un membre issu du sérail de la CDU, passe en revue les principaux maux politiques dont souffrirait notre voisin.

Entretien avec Alexandre Lebed : La Russie et la sécurité européenne

De tous les candidats potentiels à la "succession" de Boris Eltsine à la tête de la Russie, Alexandre Lebed est aujourd'hui l'un des plus populaires pour avoir réussi à prévenir le conflit avec la Moldavie et à négocier la paix en Tchétchénie. Isolé par le pouvoir en place, le général Lebed, en accordant des entretiens à la presse occidentale, cherche à persuader la communauté internationale, inquiète devant le risque d'une dérive autoritaire du pouvoir en Russie, qu'il a la stature d'un homme d'État et constitue, le cas échéant, un "recours" pour mettre un terme aux maux actuels de la Russie.

Entretien avec Robert Hunter : Sharing power in Nato, an ongoing battle

Nommé par Bill Clinton en juillet 1993 ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Robert Hunter est l’un des principaux artisans mais aussi l’un des plus fins connaisseurs des réformes en cours dans le cadre de l’Alliance atlantique. Il explore ici les passerelles possibles entre l’Union de l’Europe occidentale (UEO), le futur bras armé de l’Europe, et l’OTAN. En cas de refus des Américains d’intervenir, l’UEO pourrait ainsi servir de "police d’assurance" aux Européens. Le but étant d’intégrer la nouvelle identité européenne de défense et de sécurité dans le traité de l’Atlantique Nord réformé où tous les commandements stratégiques seront équitablement répartis entre Européens et Américains afin d’éviter la création de deux organisations parallèles de défense.

Diplomatie et sécurité européenne : La quadrature du cercle atlantique, bâtir Vienne éviter Versailles

Le débat sur l'élargissement de l'OTAN a suscité nombre de controverses. Peu à peu, entre Moscou et Washington, un climat de "paix froide" s'est instauré ; tandis qu'à l'Est ce débat engendrait frustrations et jalousies. En accroissant la sécurité de quelques-uns, ne risque-t-on pas en effet d'augmenter l'insécurité de tous? Telle est la quadrature du cercle que la Charte russo-atlantique est censée résoudre. Au cœur de ce débat, on retrouve le statut et le rôle de la Russie en Europe. Bien que les Européens aient été longtemps absents des négociations, leur responsabilité reste entière puisque l'enjeu est de bâtir un système de sécurité collective efficace et cohérent en Europe. Or, celui-ci ne se fera pas sans ou contre les Russes. Écarter Moscou, c'est risquer un nouveau traité de Versailles. Une hypothèse que les Européens n'ont pas le droit d'envisager.

Diplomatie et sécurité européenne : L'invention de la diplomatie européenne

Au moment où l’Union européenne s’efforce de donner un sens et une réalité à une politique extérieure et de sécurité commune (PESC), il n’est pas inutile de se remémorer les origines de la diplomatie européenne. Le terme "diplomatie", ou "art de la négociation", n’est apparu qu’au XVIIIe siècle. Il englobe les conceptions juridiques ainsi que les pratiques politiques que les Européens ont en commun. Au temps des Princes, comme à celui de l’émergence des États nations, le souci fut toujours de préserver un équilibre fait d’alliances successives entre les puissances afin d’aboutir à la paix et d’éviter la guerre.

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